Deadpool : la poule de la mort

Deadpool est le premier Marvel à débarquer dans nos salles obscures en 2016, à une différence près avec  les autres films de l’éditeur américain c’est qu’il n’est pas produit par la firme aux grandes oreilles. J’ai cessé depuis quelques années de regarder les bandes annonces, même si il m’arrive parfois de craquer, Deadpool n’a pas fait exception à ma censure. C’est donc avec l’envie et l’espoir de passer un bon moment que je me suis rendu au cinéma lors du premier weekend d’exploitation du film. Et quelle fut ma surprise ! 

X-Pool

Wade Wilson, incarné par le revanchard Ryan Reynolds, est un mercenaire quelque peu vulgaire et doté d’un sens de l’humour incisif. Alors que Wade fil le parfait amour avec sa petite amie, qui est on peut le dire son sosie au féminin, il apprend qu’il est atteint d’un cancer généralisé.

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Alors qu’il vient de mettre un peu de calme dans sa vie, Wade Wilson apprend la mauvaise nouvelle (Deadpool ; Ryan Reynolds ; Fox / Marvel ; 2016)

Tandis qu’il voit au fil du temps la mort arriver, Wade se voit proposer par un laboratoire privé l’implantation de gènes mutants (vous le voyez le lien avec les X-Men ?) qui pourraient bien lui sauver la vie.

Dès le générique d’introduction on comprend que pendant une heure et demi on va avoir affaire à un humour ô combien efficace.

Malheureusement, ces belles paroles cachent une tout autre réalité et Wade Wilson mettra deux ans à sortir de cet enfer dans lequel on lui a promis qu’il perdrait très rapidement son sens de l’humour. Deadpool est né

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En acceptant le marché Wade n’a pas fait la meilleure affaire,  vivre mais à quel prix? (Deadpool ; Ryan Reynolds ; Fox / Marvel ; 2016)

Dès le générique d’introduction on comprend que pendant une heure et demi on va avoir affaire à un humour corrosif, mais ô combien efficace, mêlant actualité et fictif, impliquant directement le spectateur et ses souvenirs.

Ryan, ce héros ! 

Ryan Reynolds a joué dans de mauvais films et il le sait. Ce film est une véritable revanche pour lui, on sent clairement que cette fois l’acteur canadien a pu composer son rôle et que le réalisateur Tim Miller lui a laissé une importante marge de manœuvre.

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Ryan Reynolds s’est rapidement approprié le personnage, il ne fait plus qu’un avec celui-ci comme en témoigne la promotion du film (Deadpool ; Ryan Reynolds ; Fox / Marvel ; 2016)

Néanmoins, il n’hésite pas l’autodérision, à se moquer de lui-même, en se demandant par exemple comment Ryan Reynods a pu en arriver jusque là alors qu’il semble clairement manquer de talent. 

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Je vous laisse visionner le film pour découvrir le magnifique dessin que Wade a fait en attendant sa cible (Deadpool ; Ryan Reynolds ; Fox / Marvel ; 2016)

L’autodérision est une forme d’humour qui, je pense, n’est pas évidente à mettre en scène car elle demande une prise de conscience importante sur ce que l’on est vraiment. Mais Ryan Reynolds a su levé ces barrières inconscientes et cela est une réussite.

Autodérision jusqu’au bout des ongles

L’acteur canadien a incarné par deux fois un super-héros dans deux des navets que l’on abordait précédemment : Green Lantern et Deadpool (oui oui, dans X-Men Origins: Wolverine). Deadpool n’hésitera pas à plusieurs reprises à faire des allusions à ces super héros en raillant, par exemple, le costume modélisé en images de synthèses de Green Lantern.

L’acteur canadien a incarné par deux fois un super-héros dans deux des navets que l’on abordait précédemment : Green Lantern et Deadpool.

Au-delà de cet aspect Deadpool fait clairement le lien avec les X-Men avec l’apparition de Colossus et Negasonic, pour les non connaisseurs il sera plus simple de comprendre dans quel univers s’inscrit notre antihéros en lycra rouge.

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Deadpool va rencontrer deux X-Men au cours de sa vengeance (Deadpool ; Ryan Reynolds / Andre Tricoteux / Brianna Hildebrand ; Fox / Marvel ; 2016)

D’ailleurs,  le glouton Wolverine en prend aussi pour son grade et se fait légèrement taquiner par le mercenaire, ce qui va dans le sens de la communication du film initiée autour du film pendant laquelle Hugh Jackman a annoncé sur twitter qu’il était prêt à affronter Deadpool quand il voulait.

Kevin, sort de ce corps ! 

Le dernier point fort de ce film, et c’est pour cela qu’il était important de développer les points précédents en premier, c’est le spectateur. À la manière Kevin Spacey dans House of Cards, Deadpool s’adresse à de multiples reprises aux spectateurs en fixant la caméra. Cet effet nous permet d’avoir une relation plus intime avec le héros, et ainsi de réagir plus facilement à son humour décapant, de vivre son aventure avec lui, d’avoir de l’empathie pour lui, tout supportant un scénario plutôt prévisible.

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Grillé ! Malgré tout ses efforts Deadpool reste un super-héros atypiquement typique (Deadpool ; Ryan Reynolds ; Fox / Marvel ; 2016)

En effet, même si le scénario de Deadpool est plutôt original, il finira au fur et à mesure du temps qui passe par reprendre les codes des films de super-héros et la fin ne surprendra finalement plus grand monde.

Le mot de la fin

Pour conclure, Deadpool est un excellent film et, à la manière des Gardiens de la Galaxie en 2014, il apporte vraiment un vent de fraîcheur sur les films du genre. Non pas pour son scénario mais par l’écriture des dialogues et la réalisation. Réalisation que je n’ai pas volontairement traité en profondeur ici, il faut bien que je vous laisse découvrir par vous-même. En attendant le second Deadpool, qui est déjà dans les « starting blocks » et qui je l’espère sera aussi bon, foncez dans les salles obscures pendant qu’il est encore temps.

2 réflexions sur “Deadpool : la poule de la mort

  1. Je dois bien l’avouer, j’ai tiqué un peu fort sur ta comparaison de Deadpool avec les Gardiens de la Galaxie… Ce dernier était pour moi un ratage TOTAL, devant lequel j’ai tenté vainement de ravaler mon ennui pendant deux heures. Au moins, avec Deadpool, on se marre quand bien même le scénario reste parfaitement inexistant (une fille, un méchant inconsistant, un héros funky épicétou).

    Par contre, je proteste mais X-Men Origins : Wolverine, basé sur le personnage de Logan, moi je l’ai trouvé énorme 😀 Bien meilleur que sa suite bidon qui se passe au Japon… Et j’ai même pas honte de le dire.

    Aimé par 1 personne

    1. Aha! Une comparaison fortement osée tant les deux films sont différents. Ce que je veux appuyer ici c’est les partis pris par les studios et les réalisateurs pour ces deux films qui, dans leurs structures narratives, visuelles ou auditives, se démarquent des autres films du genre. Après, les Gardiens de la Galaxie est, pour moi, une réussite totale et je me suis bien marré :).

      Aaargh non! X-Men Origins : Wolverine est indigeste. J’ai vraiment du mal quand ça se met à cracher des rayons laser je crois :’).

      Les goûts et les couleurs 😉

      Aimé par 1 personne

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