Gears of War : 10 ans déjà !

En début de semaine Microsoft fêtait le dixième anniversaire du premier opus de Gears of War (2006), la  série a fait les grandes heures de la Xbox 360 et la firme entend bien fêter cela comme il se doit avec la récente sortie de Gears of War 4 (2016). Ce jeux fut pour moi un véritable coup de cœur, j’ai passé de nombreuses heures à découper du locuste au lanzor, à rires aux blagues nulles de héros dopés aux hormones et frissonner devant l’irréversible mutilation d’un monde qui auparavant fut beau. Que de bons moments ! C’est donc dix ans après avoir incarné un Gear pour la première fois que je vous propose l’essai gaming de Gears of War, une sorte de « petit » hommage à un jeu déjà dans l’histoire.

« Du sang, des tripes, encore une journée bien remplies »

Gears of War débute dans une prison en ruine et presque abandonnée, un homme du nom de Marcus Fenix s’y trouve encore enfermé. A l’extérieur, et cela depuis près de quatorze ans, la guerre fait rage entre les humains de la Coalition des Gouvernements Unis (CGU) et les Locustes. Tout deux résidents de la planète Sera, les humains ont pendant des années ignorés la présence du peuple Locuste jusqu’au jour de l’Emergence. Ce jour là, et pour des raisons qui nous sont encore inconnues dans ce premier opus, les Locustes sont sortis des entrailles de Sera afin d’exterminer l’espèce humaine dont le premier quart mourut pendant l’Emergence.

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Marcus Fenix a passé près de 10 ans en prison pour haute trahison

Quatorze ans plus tard, l’humanité est au pied du mur et doit sans cesse reculer face au bestiaire impressionnant et à la force de frappe surréaliste des Locustes. La CGU et l’Etat Major sont en manque de soldats, les Gears, et le recrutement devient de plus en plus difficile face à la perpétuelle baisse démographique de Sera mais aussi face la recrudescence des parias, des déserteurs et autres révolutionnaires. Marcus Fenix, ancien gear et mis au trou pour haute trahison, semble être l’homme de la situation pour une mission de la dernière chance. C’est son compagnon de route et ami de toujours Dominic « Dom » Santiago qui va le faire sortir de prison afin de le faire réintégrer et de prendre une place vacante dans l’équipe Delta dirigée par le Lieutenant Kim.

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Notre héros a échappé à la peine de mort pour ses nombreux fait d’armes sur le champ de bataille

Après une évacuation plus que mouvementée, l’escouade Delta se voit assignée une mission de la plus haute importance par la Général Hoffman, qui part ailleurs ne porte pas notre héros Marcus dans son cœur. Le nouvel objectif de Delta sera de porter secours à l’équipe Alpha alors tombée dans une embuscade ennemie. On apprend ici que l’Etat Major a élaboré une arme capable d’éliminer une bonne partie des Locustes, la bombe lumière. Le souci est que la bombe doit évidemment être gentiment déposée dans les entrailles de Sera, soit en plein territoire ennemi. Pour téléguider la mission, l’Etat Major à donc crée un résonateur visant à cartographier les tunnels ennemis afin de trouver les meilleurs endroits pour la bombe lumière. Vous me suivez ? Bien évidemment, c’est l’équipe Alpha qui était en possession de ce dernier.

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Marcus et Dom se connaissent depuis l’enfance, inséparables !

Sans se faire prier, nos héros plein de testostérones repartent à l’action et réduisent en poussière tous les ennemis se mettant entre eux et l’escouade Alpha. De cette dernière il ne reste plus que l’éloquent Damon Baird et l’ancien joueur de « trash-ball » Augustus Cole, les deux gears vont rapidement se joindre alors à l’escouade Delta avant une évacuation. C’est bien entendu sans compter une nouveau rebondissement, puisque nos compères vont se retrouver encerclés par les soldats Locustes du terrible Général Raam qui assassinera lui-même le Lieutenant Kim. Nos gears, Marcus, Dom, Baird et Cole vont tout de même réussir à s’échapper de ce guet-apens formant alors la nouvelle escouade Delta. La suite ? Marcus Fenix sera promu Sergent afin de guider Delta dans une double mission suicide : placer le résonateur et lâcher la bombe lumière.

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Le Général Raam pourchassera le résonateur tout au long de ce premier opus

Si le scénario parait simple et léger, il n’est qu’une mise en bouche et développera tout au long de la saga une critique sur l’ordre militaire, l’exploitation de notre planète ou encore le respect des autres espèces.

L’esprit d’équipe avant tout

En 2006, Gears of War fut une « petite » révolution sur ne nombreux points appréciables de son gameplay. Le jeu d’Epic Games est un Third Person Shooter (TPS), on suit alors notre héros grâce à une caméra à l’épaule. Si ce type de vue n’est pas nouveau dans l’univers vidéo-ludique, Max Payne (2001) ou Resident Evil 4 (2005) l’ayant déjà adopté précédemment, les développeurs ont fait un travail de fond fantastique sur le mouvement de la caméra afin de dynamiser le gameplay. Ainsi, lorsqu’on court avec Marcus la caméra s’abaisse et se rapproche du protagoniste afin de donner un effet de vitesse. De la même façon, lorsqu’on se met à couvert il nous est possible d’adopter différents points de vue afin se jouer de notre adversaire et faire mouche.  Gears of War a cette volonté de mettre le spectateur au cœur de l’aventure en dynamisant le gameplay, un élément assez rare et novateur dans les TPS. Le joueur n’est plus spectateur, il est acteur.

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La caméra à l’épaule permet une vue dégagée sur l’environnement

Afin de rendre leur TPS encore plus nerveux, les développeurs d’Epic Games ont développé un système de couverture unique et réellement innovant. En effet, le système de couverture de Gears of War permet de se mettre à couvert derrière de nombreux objets de l’environnement, qu’ils soient destructibles ou non. Il permet également de se déplacer facilement d’une cachette à une autre ou de sauter par-dessus un objet en appuyant seulement sur une seule touche. Etant donné que vos ennemis se mettent à couvert également, le système de couverture donne lieu à des phases de fusillades haletantes et parfois stratégiques lorsque vous êtes au niveau de difficulté le plus élevé. Car oui, Gear of War propose trois modes de difficultés allant de « facile » à « dément », si vous optez pour le premier le jeu pourrait paraître quelque peu bourrin et le système de couverture légèrement superflu mais si vous choisissez de jouer en « dément » alors il vous faudra faire preuve de prudence pendant ces phases d’action, ne pas avancer trop rapidement, contourner vos ennemis au bon moments et privilégier les feux croisés. 

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La jouer fine ou la jouer sauvage, à vous de voir mais n’hésitez jamais à rebrousser chemin

Nous arrivons là sur le dernier point intéressant de Gear of War, le travail d’équipe. Dès le début du jeu et jusqu’à la fin vous serez sans cesse accompagné de votre escouade et il sera important de composer avec eux afin d’être le plus efficace possible. Etant leur Sergent, vous pouvez les diriger pour ainsi leur demander de se concentrer sur un ennemi en particulier, de se replier ou encore de se mettre à couvert. Mais vous pouvez aussi inviter un ami à jouer avec vous en coopération, car oui Gear of War est équipé d’un mode coop’ en écran partagé et ça fait vraiment tout ! Pour ma part j’ai passé de nombreuse heure en « dément » avec ma sœur à tenter de sauver Sera, si cela reste difficile c’est tout de même beaucoup plus agréable que de jouer avec l’IA.

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En coop ou en solo, le travail d’équipe est souvent primordial

Le gameplay de Gear of War, bien que perfectible surtout lorsque votre personnage à la maniabilité et la lourdeur d’un semi-remorque ou qu’il se plaque à n’importe quel mur lorsque vous effleurez la touche A, est un monstre de dynamisme et de nervosité jamais égalé.

Tu fais quoi comme sport ? Je chasse du locuste !

Graphiquement Gears of War est laid, artistiquement parlant c’est superbe. C’est un fait, même si Gears of War est âgé, les textures ne sont pas de bonne qualité, les jeux de lumières quasi-inexistants et les cinématiques totalement arythmées. Toutefois, cela contribue et renforcer le côté sombre et apocalyptique de jeu, et c’est là que artistiquement parlant c’est magnifique. Les développeurs d’Epic Games ont fait un travail énorme sur l’univers de Gears of War et l’ambiance du jeu. On apprécie dans un premier temps la modélisation des personnages qui semblent bodybuildés, dopés aux stéroïdes et générer une trop fort dose de testostérone,  et c’est d’autant plus impressionnant que l’armure des gears semble peser une demi-tonne. Ajouter à cela un humour bien bourrin digne d’un film d’action américain des années 80-90 et vous obtiendrez des héros totalement stéréotypés pourtant uniques et attachants.

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Cole est un ancien joueur de « trash-ball », l’équivalent du football américain, et visiblement ça fait les bras

Dans un second temps ce qui frappe c’est l’univers dans lequel s’inscrivent nos héros, si cela ne m’a pas autant impressionné que dans Dishonored (2012) l’architecture des villes est vraiment travaillée et on se retrouve dans un monde mêlant architecture victorienne et hautes technologies. Le tout est renforcé par la décrépitude d’une humanité filant tout droit vers sa fin et dont les derniers bastions humains tranchent avec les vestiges d’une époque souveraine.

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Des décors qui tranchent avec la thématique et qui inspire à imaginer le lustre de la civilisation d’avant guerre

Pour finir, le travail impressionnant d’Epic Games est porté par la création d’un bestiaire impressionnant dont « locuste » n’est qu’une désignation générale. Du Corpser au Reaver en passant par l’Essaimer ou la Berserker on récence plus de vingt monstres locustes, tous aussi impressionnant les uns que les autres, créés pour le jeu. Au-delà de ces monstres, il y a les Locustes « bipèdes » composant l’armée des entrailles et qui se divise en pas moins de sept grandes classes, elles même divisées en sous classe. Là encore il y a eu un travail d’imagination et de modélisation impressionnant des équipes en charge du jeu afin de créer de toutes pièces les costumes, les armes et les formes de ces ennemis abyssaux.

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Corserp pour Marcus et Brumac pour Cole et Baird, à choisir je préfére le second

Ces différents éléments mis bout à bout contribuent à l’ambiance apocalyptique et dramatique de Gears of War mais ça ne s’arrête pas là puisque le tout est accompagné d’une bande originale incroyable qui scied à merveille aux phases d’action. En bref, si Gears of War est vraiment techniquement imparfait et encore plus dix ans après, le travail artistique fait à l’époque était tel qu’il surpassait bon nombre de ses concurrents directs sur Xbox 360 ou PS3.

Le mot de la fin

Je ne pensais pas que j’aurais autant à écrire sur un jeu fêtant cette semaine ces dix ans, mais cela montre toute l’affection et la passion que j’ai pour ce dernier et cette saga, j’adore !  Gears of War fut un des fers de lance de la console phare de Microsoft et est devenu un modèle du genre pour les autres éditeurs qui malheureusement l’ont souvent imité mais jamais égalé. Vous l’aurez compris Gears of War est un jeu au scénario intéressant, au gameplay innovant et à la direction artistique magnifique, il reste un « musthave » dont la remasterisation est sortie l’an dernier. Je n’ai pas joué à cette dernière mais elle apporte visiblement quelques améliorations aux graphismes et aux gameplay qui devraient moins rebuter les plus jeunes et permettre de leur faire découvrir une licence de légende !

Gif BMO cheeky-gamer.gif
Je vous laisse, ma console m’appelle

2 réflexions sur “Gears of War : 10 ans déjà !

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