Jessica Jones : aka double face

Seconde série Netflix s’inscrivant dans le Marvel Cinematic Universe, Jessica Jones met en évidence une héroïne résolument moderne et peu connue du grand public. Créée au début de XXIème siècle par Brian Michael Bendis et Michael Gaydos, Jessica Jones est d’or et déjà dépeinte comme un personnage sur lequel le sort ne cesse de s’acharner et qui va devoir se battre, littéralement et métaphoriquement, pour vaincre ses démons et ainsi se reconstruire. Si la série diffère du comicbook, sa créatrice, Melissa Rosenberg (Dexter ; Twilight), en reprend les grandes lignes et lui donne un ton audacieusement engagé.

Aka Jessica Jones

Jessica Jones est Détective Privé au sein du beau et chaleureux quartier new-yorkais de Hell’s Kitchen, là même où l’homme sans peurs officie depuis quelques mois. Adultères, agressions, viols, vols … si son agence de détective est récente, Jessica a su se faire un petit nom et quelques contacts afin de faire tourner son affaire. Toutefois, une nouvelle enquête va de nouveau bouleverser le quotidien de la jeune femme.

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Quand elle est en filature Jessica Jones est prête à tout (Krysten Ritter ; Netflix ; Marvel ; 2015)

Il semblerait en effet que Kilgrave soit de retour en ville et qu’il cherche à le faire savoir à Jessica. Mais qui est Kilgrave me direz-vous ? Doté d’un fascinant et effrayant pouvoir de persuasion l’homme pourpre peut obtenir, d’un simple mot, ce qu’il veut de n’importe qui. Pendant des mois, Kilgrave a abusé de ce don sur Jessica Jones en la séquestrant, la violant et l’obligeant même à tuer pour lui. Depuis cette confrontation, et douloureuse épreuve, Jessica souffre de stress post-traumatique, se morfond dans l’alcool, ne change jamais de jean et tente, tant bien que mal, de se reconstruire.

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Bien trop souvent les soirées se finissent toujours de la même manière pour la Détective de Hell’s Kitchen (Krysten Ritter ; Netflix ; Marvel ; 2015)

Il faut dire que la détective n’a pas eu la vie facile. En effet, plus jeune Jessica Jones a perdu ses parents et son petit frère dans un accident de voiture. Seule survivante de l’accident, la jeune fille a subi des expériences scientifiques pendant son coma, lui conférant alors une grande force et résistance physique dont Kilgrave a également, et très largement, profité.

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Pour retrouver Kilgrave Jessica va être appuyer par sa soeur adoptive Trish (Krysten Ritter ; Rachael Taylor ; Netflix ; Marvel ;2015)

Véritable lanceur d’alerte Jessica Jones va tenter de prévenir le retour de Kilgrave en ville. En vain. Elle va alors se lancer dans une dernière croisade contre celui qui a tant fait de dégâts autour de lui et qui l’a tant fait souffrir.

Torture me

Je vais pas vous mentir, Jessica Jones ne m’a pas franchement emballé et ne m’a que trop rarement entraîné au bout de la nuit, pour ne pas dire jamais. Après une première saison de Daredevil dévorée en quelques soirées d’été, et alors que l’automne pointe petit à petit le bout de son nez, je me lance plein d’entrain et d’enthousiasme dans la seconde série Marvel signée Netflix, pour ne la terminer qu’au début de l’hiver. Jessica Jones, c’était un peu un moment de torture, ce moment laborieux et pénible ou tu te forces à continuer un livre dont l’intrigue ne t’accroche pas.

Jessica Jones, c’était un peu un moment de torture, ce moment laborieux et pénible ou tu te forces à continuer un livre dont l’intrigue ne t’accroche pas.

Dès lors, tu repousses sans cesse le visionnage d’un nouvel épisode, quand tu te décides à le mater tu y vas à reculons et quand tu trouves une excuse pour te donner bonne conscience, tu te sauves en courant. Pourtant tu t’obstines. Tu t’obstines parce que dans l’épisode précédent il y a eu de bonnes choses, une scène, un plan ou une réplique qui te qui te choque, qui te marque au fer rouge et te donne la nausée. Cela pose clairement question, comment Jessica Jones peut-elle rendre autant schizophrène ?

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Artistiquement Jessica Jones est une série très réussie, ça aide à revenir (Krysten Ritter ; Netflix ; Marvel ; 2015)

Jessica Jones repose sur une réalisation et une écriture totalement alternative, une valse à deux  temps entre le bon et le mauvais. Le souci c’est que les fausses notes s’enchainent, l’orchestre a perdu son chef et les danseurs se marchent sur les pieds. Finalement le spectateur ne sait plus où donner de la tête, se perd et s’enfonce dans son canapé, prêt à tomber dans les bras de Morphée, avant d’être réveiller d’un coup cymbales. Bref, Jessica Jones s’enlise dans de longues, très longues, séquences qui n’apportent finalement aucune épaisseur à une intrigue qui méritait d’être mieux desservie.

Le souci, avec Jessica Jones, c’est que les fausses notes s’enchainent, l’orchestre a perdu son chef et les danseurs se marchent sur les pieds.

C’est là que le bât blesse, les showrunners propose un scénario des plus intéressant et porteur de messages, et pourtant ils vont le laisser se noyer sous tout un tas d’artifices superflus avant dans lui lancer une bouée à trois épisodes de la fin. Le conflit amoureux entre l’avocate, Jeri Hogarth, qui emploi de temps en temps Jessica, son ex-femme et sa nouvelle conquête s’avère prévisible et peu utile. Les focus sur les voisins un peu « relous » de notre chère détective sont fortement urticants. Et l’introduction progressive de Luke Cage est totalement malheureuse bien que le personnage soit, en lui, intéressant. C’est presque regrettable tant la relation entre Kilgrave et Jessica est prometteuse.

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Luke Cage, alias Powerman, est introduit dans la première saison de Jessica Jones. Ils vont faire un bout de chemin ensemble (Krysten Ritter ; Mike Colter ; Netflix ; Marvel ; 2015)

Malgré ces défauts, Jessica Jones n’est pas exempt de qualités, au contraire. L’histoire de la détective est bien exploitée, elle est dure et dramatique mais ne rentre jamais dans le pathos. Le stress post-traumatique de Jessica est abordé sans jamais être évoqué, il est pertinent et source d’inquiétude. En effet, on comprend rapidement que ce dernier est la conséquence du comportement abusif et sociopathique du volatil Kilgrave.

Kilgrave est le coup de cymbales qui sort le spectateur de sa torpeur et comme lorsqu’on sort d’un cauchemar.

Pendant la première moitié de la saison l’ombre de ce dernier plane sur Hell’s Kitchen et sur Jessica, on ne le voit pas ou très peu mais pourtant à chaque fois qu’il frappe c’est désagréable, angoissant et terrorisant. C’est le coup de cymbales qui sort le spectateur de sa torpeur et comme lorsqu’on sort d’un cauchemar on ne se sent pas bien, on n’ose plus fermer les yeux, l’atmosphère devient moite et nauséabonde. Il faut dire que le pouvoir de Kilgrave est relativement flippant, imaginez quelqu’un capable de vous obliger à porter des crocs, l’horreur. La seconde partie de la saison est focalisé sur la relation qui existe entre les deux personnages. Les rapports de force entre Jessica et Kilgrave sont équilibrés et les confrontations, tant physiques que psychologiques, sont haletantes. On se demande sans cesse qui va prendre le dessus sur l’autre et quel sera le point de non retour.

Jessicracra

Qu’il est difficile de regarder un film ou une série lorsqu’on n’accroche pas à la façon dont l’un des acteurs joue ou à la façon dont il a été dirigé, n’est-ce pas ? A titre personnel, et si j’aime beaucoup le background du personnage qu’elle interprète, je n’adhère pas au jeu de Krysten Ritter. C’est malheureux, hein, mais très honnêtement je trouve qu’une huître aurait aisément pu donner la réplique à David Tennant. C’est très certainement son interprétation du personnage de Jessica Jones, ou la vision de Melissa Rosenberg, mais il est clair que dans les deux cas de figure les choix artistiques sont à revoir.

Krysten Ritter révèle dans les derniers épisodes une Jessica Jones beaucoup plus sensible et fragile qu’il n’y parait.

Notez tout de même que j’accorde le bénéfice du doute à Krysten Ritter, et que je ne remets pas encore en question ses qualités d’actrice, pourtant elle ne m’avait déjà pas convaincu dans Breaking Bad. Et pour cause, si elle est linéaire dans son jeu et donc égale à elle-même pendant presque toute la saison, elle révèle dans les derniers épisodes une Jessica Jones beaucoup plus sensible et fragile qu’il n’y parait. Cela permet de donner une certaine épaisseur au personnage et surtout de créer de l’empathie afin de laisser le spectateur s’identifier à la détective privée. Un peu moins sérieusement, je pense que le fait qu’elle change enfin de fringues dans le dernier épisode y joue pour beaucoup dans l’identification au personnage.

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« Aka Smile » le dernier épisode de la saison offre un tout autre dimension au personnage principal (Krysten Ritter ; Netflix ; Marvel ; 2015)

En face de Krysten Ritter, et dans la peau de Kilgrave, campe le talentueux David Tennant. L’acteur britannique n’est plus à présenté, il est notamment connu pour avoir interprété avec succès le dixième Docteur Who. Le show de Netflix n’y échappe pas, dès sa première apparition à l’écran David Tennant éclabousse de son talent et de son charisme. Son flegme tranche radicalement avec les horreurs dont son personnage est l’auteur. Sa prestance et son omniprésence le rende irrésistible, pourtant Kilgrave est terrifiant. Sa voix appelle au calme tandis que son sourire goguenard est angoissant.

Le flegme de Tennant tranche radicalement avec les horreurs dont son personnage est l’auteur. 

Sociopathe au sang froid, Kilgrave est une bombe à retardement, impulsif, capricieux et imprévisible. Le personnage est magnifiquement bien interprété par David Tennant, il a également été très bien travaillé à l’écriture. Kilgrave est un personnage fascinant et si son « origin story » apporte de l’épaisseur au caractère et des éléments de réponse quant au pouvoir de ce dernier, il en reste pas moins un homme complexe et torturé. La première saison de Jessica Jones repose très clairement et logiquement sur les épaules de cet antagoniste aux multiples facettes. Mention spécial aux costumes de Kilgrave dont les notes de violet, de mauve et de pourpre font référence à son surnom, qu’il tient de la couleur de sa peau, dans les comicbooks de la Maison des Idées : l’homme pourpre.

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Kilgrave est un personnage aussi fascinant qu’effrayant (David Tennant ; Netflix ; Marvel ; 2015)

Engagée

A mon sens la force de Jessica Jones c’est son engagement, le parti pris que prend la série en traitant des thèmes forts. Les agissements pervers de Kilgrave amènent à aborder la thématique du viol et de la culpabilité que peut ressentir la victime d’une agression sexuelle. Jessica, qui est resté sous le contrôle mental de l’homme pourpre pendant plusieurs mois, ne cesse de se battre et de se débattre contre ce sentiment de culpabilité.

La force de Jessica Jones c’est son engagement, le parti pris que prend la série en traitant des thèmes forts.

Dernière victime en date de Kilgrave, il lui faudra attendre qu’une autre jeune fille, Hope, soit abusée sexuellement par ce dernier pour reprendre le contrôle sur sa vie. Ce contrôle passe par l’engagement de Jessica auprès de la jeune étudiante afin de livrer son agresseur à la justice et de l’aider à lutter contre cet envahissant sentiment de responsabilité. A l’heure où le droit des femmes à disposer de leur corps est de plus en plus menacé, où dans la rue une bande d’illuminés s’oppose à la loi Veil, où le sexisme et la culture du viol n’a jamais été aussi présente dans les écoles, Jessica Jones traite remarquablement bien ces thèmes de société.

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Maux de la société, Kilgrave et la façon dont il agit permet à Melissa Rosenberg d’aborder des thèmes forts et importants (David Tennant ; Netflix ; Marvel ;2015)

Au delà de l’engagement féministe du show de Netflix, il aborde en background un autre thème tout aussi intéressant qu’est le stress post-traumatique, conséquence directe des actes de Kilgrave. Subtilement évoqué au travers Jessica, ses flash-backs, ses angoisses et son penchant pour le bourbon, le traumatisme imposé par Kilgrave est omniprésent. Au-delà de ses agissements ce dernier est traumatisant rien que par sa simple présence, et ce qu’il oblige ses victimes à faire prendra très souvent aux tripes le spectateur. Il est intéressant de voir comment la détective se bat et se débat avec ses démons, de la stratégie d’évitement au face à face purgatoire. Pendant la seconde partie de la saison, les showrunners proposent de suivre un groupe volontaire d’aide aux victimes pratiquant une sorte de thérapie de groupe. Si la façon dont sont abordées les différentes facettes et manipulations de Kilgrave est intéressante, on note surtout qu’appréhender les dommages psychologiques et psychiques des victimes alimente le terrifiant mythe de l’homme pourpre.

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Engagée, Jessica Jones l’est tout autant que la série qui porte son nom (Krysten Ritter ; Netflix ; Marvel ;2015)

Le mot de la fin

Quel dommage ! Si le titre et le postulat de base sont prometteurs, Jessica Jones a de trop nombreuses lacunes pour imposer son nouveau style dans le genre des super-héros. La série souffre clairement du rythme généralement imposé par les séries Netflix, si cela réussi à certaine d’entre elles c’est ici bien trop souvent lent et peu emballant, et de fils en aiguille Jessica Jones perd de vu son intrigue principale pour se focaliser sur des artifices bien peu captivants. Toutefois, le show Marvel peut s’appuyer sur des personnages principaux forts, notamment l’antagoniste Kilgrave interprété, par un David Tennant en grande forme, et qui à lui tout seul sauve une première saison aux pieds d’argile. Melissa Rosenberg offre une série féministe et engagée dont les thèmes abordés sont importants et d’actualité, pourtant il faudra redoubler d’effort pour imposer Jessica comme une héroïne incontournable et porter à nouveau son message.

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Je vous laisse ma console à besoin de moi ! 

15 réflexions sur “Jessica Jones : aka double face

  1. Tiens j’ai aussi fait un article sur les série Marvel/Netflix. Etant une grosse fan des comics Marvel j’ai été super emballée par Jessica Jones et le PurpleMan (Kilgrave j’te jure. ><!!) Perso j'ai adoré mais .. Ce rythme me conviens parfaitement. J'ai adoré voir cette actrice que j'adore. J'ai adoré le style aussi.
    Bon parfois quelques petits grincements de dents du aux libertés prise pour la série.. Mais ça va. C'pas si pire que ça. Même si ça manquait de Xmen et que l'explication PurpleMan/J.J était un peu bancale je trouve… M'enfin vivement la S2 quand même. (et puis le vrai truc dommage c'est que cette série introduit Luke Cage mais que J.J n'apparait pas dans sa série à lui. T_T)

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        1. Je doute pas de ses talents d’actrices, malgré qu’elle ne m’ait pas convaincu non plus dans Breaking Bad, mais sa façon d’être dans JJ m’insupporte. C’est un choix de jeu et de réalisation que je ne comprends pas vraiment, mais ce qui me rassure c’est le dernier épisode … un épisode où JJ montre un autre jour, une autre façon d’être.

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  2. David tennant joue tellement bien dans cette série que je n’avais pas vraiment fait attention à tous les défauts que tu soulèves. En soit je trouve la série bien, j’ai passé un bon moment et elle m’a surpris plus d’une fois. Mais bon ce n’est pas à la haute de Daredevil en effet.

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    1. Il est vrai que David Tennant porte vraiment la série sur ces épaules, malheureusement quand il n’est pas à l’écran ou quand on s’éloigne un peu de la menace qu’est Kilgrave les défauts de JJ se vont grandement ressentir 🙂

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  3. Je dois faire partie du pourcentage minime de la population pour qui Daredevil, saison une, a été cette « purge » dont tu parles dans ton billet. Je n’ai pas encore réussi à dépasser le quatrième épisode des aventures de Matt Murdock… Je trouve le rythme lent et incroyablement prétentieux (alors même que l’acteur principal me plaît beaucoup, dans sa manière de bouger et de parler).
    A contrario, Jessica Jones a pris un peu de temps pour me convaincre (la malédiction des trois premiers épisodes chez Netflix), mais à partir du quatrième, c’était bon. Je trouve Krysten Ritter particulièrement touchante et crédible.
    Le fait qu’on n’abuse pas de ses « super-pouvoirs » (limite si on doute qu’elle en ait vraiment, dans cette première saison) la rend plus réaliste, surtout avec un méchant comme Kilgrave en face (qu’est-ce qu’il cabotine ce Tennant, c’est fou)(je sais bien que son personnage est un enfant caprieux qui a arrêté de grandir le jour de ses six ans, mais quand même quoi).
    Trish fait partie des bonnes surprises de la série : c’était la gentille potiche dans les premiers épisodes, la blonde inutile mais super cute, et les derniers épisodes lui apportent enfin un peu d’épaisseur. Cela dit, on aurait pu se passer du nervous breakdown de Simpson parce que concrètement, ça n’apporte rien au schmilblick.
    Quand à Luke Cage, ce personnage est une grosse blague, caricature de lui-même, je comprends même pas comment on a pu envisager de lui dédier une série. Son caractère a l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette, c’est tout bonnement irritant de le voir dragouiller Jessica.

    P.S. : J’adore le personnage de l’avocate, par contre (pour les jets de pierre, c’est maintenant).

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    1. Le super héros Luke Cage est intéressant, pour son apparition à l’époque dans un contexte de blaxploitation et pour les valeurs qu’il porte. Après, Netflix l’a très mal exploité dans Jessica Jones en le reléguant à un vulgaire rôle d’amoureux un peu héroïque. Et ça donne pas beaucoup envie de voir ce qu’ils en ont fait sur sa série…

      Sinon j’aime bien aussi le personnage de l’avocate moi.

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    2. Effectivement, on avait déjà échangé sur le sujet dans ma review sur la première saison de Daredevil :).
      Je te rejoins Trish est vraiment une bonne surprise, j’ai beaucoup apprécié son rôle et la façon dont elle se renforce au fur et à mesure. De même Simpson est absolument ridicule, c’est l’archétype du personnage qui ne sert qu’à plomber l’ambiance.
      En ce qui concerne Luke Cage, je n’ai pas encore regardé la série qui lui est dédiée. Je ne sais pas si c’est vraiment un problème de personnage, je pense plutôt que c’est la façon dont il a été amené et mis à profit dans Jessica Jones qui lui porte préjudice.

      PS : ici on ne lance pas pierres 😉

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  4. Le plus gros soucis de Jessica Jones à mon sens, c’est la succession de scènes improbables où Kilgrave s’échappe alors qu’il était parfaitement maîtrisé. Quand on veut faire tenir un scénario sur une saison, il vaut mieux éviter ça. On se retrouve dans des situations stupides où elle pourrait facilement l’éliminer, mais un retournement de situation ubuesque (je me souviens d’une scène dans un van…) permet à Kilgrave de s’en sortir, encore.
    Il faudrait aussi que les showrunners comprennent que le « format Netflix », à savoir la saison disponible d’un coup, n’est pas une excuse à la paresse. Un bon épisode de série dispose d’un début, d’un milieu et d’une fin. Si à la fin d’un épisode on n’a pas le sentiment d’avoir découvert quelque chose, d’avoir conclu un pan de l’histoire, alors ça sert à rien. Faire un film de 10h et le découper en dix épisodes, ça n’a rien d’ingénieux ; ça ne provoque que des problèmes de rythme.
    Bref, j’avais aussi envie d’aimer Jessica Jones (parce que les comics sont géniaux), mais malgré quelques éclats c’est une sacré purge. Et Daredevil S2 m’a un peu fait le même effet (dans une moindre mesure), du coup j’ai pas du tout envie de regarder Luke Cage…

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    1. Je te rejoins totalement, et j’ajoute même que finalement le soucis de Jessica Jones c’est le scénario. Malgré toute les qualité de Melissa Rossenberg, si son scénario avait un moment vraiment tenu la route, il lui aurait pas fallu tout ces artifices pour le faire vivre. Effectivement on enchaine les scènes ridicules et inutiles, dont les multiples fuites de Kilgrave font parties.
      Je n’ai pas lu les comics mais ce que j’ai pu en apercevoir ils ont vraiment l’air sympa, j’aime particulièrement le côté détective et un peu torturé du personnage de JJ. Je suis actuellement au mid-season de Daredevil et je ne suis, pour le moment, pas déçu. En revanche, j’ai peur qu’Elektra vienne tout gacher … 🙂

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      1. Les comics accentuent plus le côté détective. Alors qu’hormis le début de la série, on a plutôt affaire à une confrontation constante avec Kilgrave. Faire survivre les méchants c’est un truc normal dans les comics, mais ils parviennent à retomber sur leurs pattes en partant ensuite sur un autre pan de l’histoire et oublient pendant quelques temps le méchant en question. Là vu qu’elle n’a qu’un seul et unique ennemi tout le long… C’est délirant.

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