Ghost Recon Wildlands – la beta : rendez vous en terre inconnue

Comme je vous le disais dans ma review sur la beta de For Honor, j’ai été légèrement frustré de ne pas avoir de clé d’accès pour essayer la beta, quant à elle fermée, de Ghost Recon Wildlands. C’était sans compter Ubisoft qui, dans sa grande miséricorde, a décidé de permettre au plus grand nombre d’essayer leur prochain TPS dans une beta ouverte le week-end dernier.Tout heureux je me suis empressé de pré-télécharger cette dernière et de la lancée le jour J afin de tester enfin ce dernier Ghost Recon, jeu que je m’apprête alors à prendre dès sa sortie le 7 mars prochain. Enfin, ça c’était avant, avant de faire cette superbe beta, hein ! Je vous raconte.

Ô Bolivie

Ghost Recon Wildlands vous plonge dans un futur proche, très proche, où la Bolivie est devenue la plaque tournante d’un vaste trafic de drogue à l’échelle mondiale. Dirigé par le mexicain « El Sueño », le cartel de la Santa Blanca a littéralement fait plier le gouvernement bolivien qui se voit obliger d’accepter la présence des narcotrafiquants sur le territoire afin d’éviter une séries de meurtres sanglants mais aussi une guerre qu’ils n’ont pas les moyens de financer.

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El Sueño, la légende raconte qu’il a dirigé Los Pollos Hermano, fut un temps (Ubisoft, 2017)

Le business de la Santa Blanca ne touche pas seulement la Bolivie, puisqu’en ayant la main mise sur une partie du Mexique, le cartel écoule principalement ses produits au Etats-Unis et visiblement le mur construit entre temps entre les deux pays n’a pas permis d’endiguer le flux de cocaïne rentrant. Bref, comme on peut facilement le deviner, le gouvernement américain ne peut pas tolérer cela et tente depuis quelques années de détruire la Santa Blanca.

Le cartel de la Santa Blanca a littéralement fait plier le gouvernement bolivien qui se voit obliger d’accepter la présence des narcotrafiquants sur le territoire afin d’éviter une séries de meurtres sanglants

Si dans un premier temps la DEA a réussi à infiltrer le cartel de la Santa Blanca, leur taupe vient d’être découverte et assassinée. Il est alors nécessaire pour les services de renseignements américains d’agir rapidement afin de ne pas perdre de terrain face à « El Sueño ». Pour cela, ils envoient une équipe fantôme chargée de démanteler région par région le cartel. Leurs objectifs sont simples faire tomber les têtes, récupérer et sécuriser les régions, remonter la hiérarchie et éliminer le terrible chef de la Santa Blanca.

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Quatre hommes pour démanteler un réseau immense de narcotrafiquants, un scénario hollywoodien pour sûr ! (Ubisoft, 2017)

Dans cette beta, les joueurs avaient l’objectif d’éliminer « La Yuri » et « El Polito », les deux médecins et bouchers du cartel de la Santa Blanca, afin d’obtenir des informations sur leur prochaine cible et de récupérer la région d’Itacua.

Ubi-mix ?

Ghost Recon est un TPS classique qui ne dépaysera pas les habitués du genre et avec lequel les novices se familiariseront plutôt facilement. Un fusil d’assaut, un fusil à pompe, quelques grenades et le dernier drone à la mode, c’est tout ce dont vous aurez besoin pour vous lancer dans la chasse aux narcotrafiquants. Enfin, non. Leader de votre escouade fantôme vous serez également sans cesse accompagné de vos trois acolytes à qui vous pourrez donner des ordres en solo et qui seront remplacé par vos amis ou d’autres joueurs en coopération, à qui vous pourrez aussi donner des ordres par ailleurs, gnark gnark !

Un fusil d’assaut, un fusil à pompe, quelques grenades et le dernier drone à la mode, c’est tout ce dont vous aurez besoin pour vous lancer dans la chasse aux narcotrafiquants.

Si Ghost Recon se doit de se démarquer grâce à son caractère coopératif, ce n’est pas franchement une réussite. En solo vous ne pourrez donner que quatre indications à votre escouade, et pas des plus intéressantes, ce qui réduit clairement les possibilités stratégiques qui pourraient s’offrir à vous. Du coup, et ce fut mon cas, vous aurez peut être tendance à faire des raids solitaires laissant ainsi vos petits camarades en retrait, les sollicitant seulement pour faire un tir synchronisé ou donner l’assaut. Le dernier jeu d’Ubisoft semble donc offrir bien plus de possibilités en coopération si vous collaborez avec des amis ou d’autres joueurs, ici l’escouade fantôme prend alors tout son sens.

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Vous pourrez rester cacher dans les hautes herbes avec Pokémon Go et envoyer vos mecs faire le sale boulot, mais c’est moins fun ! (Ubisoft, 2017)

Comme dans beaucoup de jeu ces dernières années et surtout comme la plupart des jeux Ubisoft, Ghost Recon Wildlands prend place dans un open-world qui semble tout à fait gigantesque. Du coup avec vos petits copains vous allez devoir parcourir de long en large la Bolivie pour éliminer vos cibles. Avant d’abattre une de ces dernières vous allez devoir enquêter afin d’obtenir des informations quant à son histoire, ses habitudes, son mode de vie ou encore son lieu d’habitation. Pour cela, discrètement ou sauvagement, à vous de voir, vous allez dérober des renseignements, interroger des témoins et créer des alliances avec les boliviens. Classique mais efficace !

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Chacun sa méthode d’interrogatoire, okay? (Ubisoft, 2017)

A côté de cela vous allez également effectuer des missions annexes qui vous permettront de renforcer votre présence sur le terrain et de gagner le soutien des rebelles, pour cela vous allez devoir détruire les antennes radio, effectuer des raids logistiques ou encore indiquer les positions des vivres et autres ressources que vous croiserez sur votre route. Ces missions, comme celles de la trame principale, vous permettront d’améliorer vos armes mais aussi, et surtout, de gagner des points d’expérience. Points d’expériences que vous pourrez alors dépenser dans six catégories : arme, drone, matériel, physique, escouade et appui rebelle. Encore une fois, Ubisoft ne prend pas de risques et nous sert la recette classique déjà utilisée dans bon nombre de ses triples A.

Vous allez devoir parcourir de long en large la Bolivie pour éliminer vos cibles. Avant d’abattre une de ces dernières vous allez devoir enquêter afin d’obtenir des informations quant à son histoire, ses habitudes, son mode de vie ou encore son lieu d’habitation.

Là où le studio breton a tenté d’innover c’est sur la conduite car qui dit open world dit véhicules, et oui c’est l’élément sine qua non des grands espaces pour se déplacer d’un point A à un point B le plus rapidement possible, même si notre personnage semble être champion du monde de trail. Dès lors pas mal de véhicules, allant de la voiture à l’hélicoptère, sont à la disposition du joueur suivant son envie et son besoin. Personnellement, j’adore conduire dans ce genre de jeu, et Ubisoft avait fait, par exemple, un travail exceptionnel sur la conduite de véhicules dans Far Cry 3, mais là quelle merde ! Les véhicules sont incontrôlables, la physique est moisie, la conduite manque de réalisme et de naturelle, c’est clairement l’horreur.

Oui, la gue-guerre

Au début de cette beta, j’ai frôlé l’arrêt cardiaque tant la première cinématique est immonde. Beurk, beurk, beurk. Et puis, arrive le moment fatidique où le joueur se retrouve seul aux commandes. Il y vraiment peu de choses à dire tant le jeu promet d’être beau graphiquement, la végétation est luxuriante, les chemins de terres glissants, le cycle jour-nuit est extrêmement bien rendu, les effets de lumières sont réussi et seul la perspective manque encore un peu de détails. Il en est de même pour la modélisation des PNG et des personnages dont les déplacements, les mouvements et les postures sont bien modélisées. Et si cela peut en rassurer certains, les cinématiques qui ont suivis celle de l’introduction étaient bien mieux réussies que cette dernière.

Dans Ghost Recon Wildlands, l’escouade fantôme est parfaitement bien représentée. Si vous pouvez au départ personnaliser votre personnage et son équipement, chose que personnellement j’apprécie énormément, ce dernier a été pensé à partir de l’équipement qui sert dans missions spéciales réelles. S’ils portent l’équipement militaire, les Ghosts portent également des vêtements civils afin de se fondre facilement dans le décor. Comme l’explique, ici, Laurent Fischer (Lead & Tech Director Ubisoft) l’objectif était de retranscrire le côté survie « en territoire ennemi ». Mais quel territoire ennemi ? Personnellement, et dans cette beta, mis à part dans certaines zones, je n’ai pas eu l’impression d’avoir beaucoup de résistance et encore moins d’être en danger permanent. Alors la région d’Itacua proposait un faible indice de présence ennemis, mais tout de même.

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Ouais en Bolivie on court pas après les pigeons, on course les flamants-roses ! (Ubisoft, 2017)

Personnellement j’adore les mondes ouverts, et celui de Ghost Recon est, aux premiers abords, vraiment très beau et je ne doute pas que chaque région apportera son charme ainsi que son exotisme dans la version finale. Toutefois, et comme rarement auparavant dans un jeu, la carte est résolument vide.  En effet, si les espaces sont grands, ils sont également désertiques. Ainsi il y a peu de villes ou de villages et, si ces derniers se ressemblent beaucoup, ils sont en plus totalement dépeuplés, vous ne trouverez sur votre chemin aucun magasin, aucun restaurant ou encore aucune usine. Qui plus est, mis à part avec les rebelles, vous n’aurez aucune interactions avec les boliviens, et c’est vraiment dommage lorsqu’on sait qu’ils les principales victimes du cartel de la Santa Blanca. Bien évidemment, le jeu final et d’autres régions viendront peut être contredire cette première impression mais elle laisse clairement un goût amer.

Le mot de la fin

Déçu. Enième monde ouvert à la sauce bretonne, manette en main je n’ai pas eu l’impression d’avoir un jeu de la série Ghost Recon devant moi, mais plutôt un divertissement visant à assurer clairement la transition entre The Division et sa suite. Finalement, Ubisoft et ses studios semblent avoir pioché les bonnes et les mauvaises idées dans les différents univers qu’ils ont mis en place ces dernières années tels que Far Cry, Assassins Creed, Splinter Cell ou plus récemment The Division afin de relancer une série en perdition. Clairement, et définitivement, l’esprit Ghost Recon semble s’être envolé. Bien évidemment, ceci est seulement la conclusion d’une beta et non d’une version définitive mais si Ghost Recon Wildlands sera certainement un très bon jeu, tout de même, il sera clairement dénoué d’originalité.

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